Erysipèle bulleux

Les formes graves de l'érysipèle


L'érysipèle se manifeste par des rougeurs cutanées de la peau dues à des inflammations. Dans certains cas, l'inflammation du derme et de l'hypoderme est si intense (réchauffement de la peau et sensation de brûlure) qu'il peut se former des bulles : on parle alors d'érysipèle bulleux.

Cette forme sévère de l'érysipèle se rencontre plus majoritairement chez les sujets âgés et porteurs d'un diabète sucré.

Les décollements bulleux superficiels qui sont la conséquence de l’œdème dermique n’entraînent pas de nécrose (dégâts cellulaires, mort des tissus vivants).


Traitement de l'érysipèle bulleux



Le traitement de l'érysipèle bulleux est identique à celui des formes moins graves comme l'érysipèle classique (forme aiguë ou subaiguë): antibiotique par injection ou par voie orale avec beaucoup de repos. La voie orale sera préférée lors de l'amélioration clinique du patient.

Pour les formes sévères de l'érysipèle bulleux, l'antibiothérapie intraveineuse dure 7 à 10 jours. Une imagerie peut être demandée ainsi qu'une consultation orthopédique (dans le cas d'un érysipèle de la jambe) pour examiner la zone infectée.

L'examen médical montre que dans les formes les plus graves de l'érysipèle, il est important d'utiliser des antibiotiques bactéricides comme l’amoxicilline-acide clavulanique ou la daptomycine. Sans amélioration, il faudra associer de la clindamycine, qui aura pour conséquence de diminuer la production de toxines par les streptocoques.

L'érysipèle bulleux peut être plus douloureux qu'un érysipèle classique d'où l'importance accrue de consulter rapidement son médecin et diagnostiquer l'infection au plus tôt pour une prise en charge rapide et efficace.